Artifex. Enginyeria romana a Espanya

  • 14-12-2010 - 06-03-2011
L'exposition Artifex. Ingénierie romaine en Espagne a pour but de rapprocher le public de l'immense héritage technique légué par l'Antiquité romaine, en montrant les savoirs dans les différents champs de la technologie, et tout spécialement leurs applications dans l'ingénierie civile. Les chaussées, ponts, ports, phares, aqueducs ou barrages — ouvrages d'art dont l'Espagne conserve d'abondants vestiges — non seulement nous parlent du patrimoine technique accumulé par la civilisation romaine et de son propre héritage culturel, mais révèlent aussi tout un tissu infrastructurel essentiel à l'organisation, l'approvisionnement et l'expansion culturelle et militaire de l'Empire romain. La présentation des contenus de l'exposition est scindée en 5 espaces thématiques dans lesquels sont exhibés de nombreux ouvrages d'art de l'ingénierie romaine de l'Hispanie, ainsi que les innovations et les progrès expérimentés à l'époque dans d'autres domaines techniques, tels que la minerie, la métallurgie ou certaines activités pré-industrielles particulières.
ESPACE I - Le premier espace, intitulé Construction : matériaux et machines, aborde les principales techiques et les principaux matériaux employés par les constructeurs romains, en s'attardant sur les grandes innovations, comme l'utilisation massive du mortier de chaux dans la construction des arcs et voûtes à l'aide de cintres provisoires en bois, ainsi que sur des exemples de machines et d'instruments utilisés dans les ouvrages d'art publics, depuis les machines les plus simples comme les tours et cabestans jusqu'aux grandes grues ou chèvres actionnées par des cages à écureuil.
ESPACE II - Le deuxième espace, Les communications : chaussées, ponts, ports est dédié à la construction d'infrastructures destinées au transport, aussi bien terrestre que maritime. Des infrastructures qui rendirent possible l'expansion militaire, commerciale, administrative et culturelle de Rome, et qui sont exposées ici en mettant l'accent sur les aspects techniques et constructifs, avec une attention particulière aux ponts, dont sont montrés en exemple ceux de Mérida et d'Alcántara. Dans le registre des ouvrages d'art maritimes, certains des plus importants vestiges portuaires de l'Antiquité sont conservés sur les côtes espagnoles, comme le quai en mortier d'Ampurias ou la Tour d'Hercule corognaise, réhabilitée durant l'Époque moderne.
ESPACE III - La ville et son équipement, troisième espace de l'exposition, traite fondamentalement des systèmes d'approvisionnement en eau aux populations des vllles et des villages, ainsi que des ouvrages d'assainissement urbain. Les ingénieurs romains déployèrent tout leur art dans la construction de grandes adductions d'eau — les aqueducs —, qui impliquait l'assemblage d'une grande variété d'ouvrages et de solutions techniques qui sont montrées dans cette section : nivellements, construction de petits (azudes) ou de grands barrages, canaux couverts — à tronçons élevés reposant sur des arcs —, syphons, réservoirs, etc. De ces plus célèbres ouvrages d'art de l'ingénierie romaine, l'Espagne en compte plusieurs, comme le barrage de Proserpina ou l'aqueduc de Ségovie.
ESPACE IV - Cet espace, dédié à La minerie et la métallurgie, dresse un panorama des principales exploitations de minéraux métalliques de la péninsule Ibérique, en s'attardant sur certains des procédés utilisés dans leur extraction — en particulier le système "ruina montium" employé dans les mines d'or — et leur élaboration, comme les techniques de la fonte du bronze à la cire perdue, dont l'usage se généralisa d'abord dans la statuaire, puis dans la construction d'instruments et de machines.
ESPACE V - Enfin, l'espace V aborde des Techniques et des arts industriels particuliers, depuis l'industrie de salaisons — qui était dotée d'importants comptoirs sur les côtes du Midi et du Levant de la Péninsule — à la fabrication du verre, en passant par la confection d'encres ou la transformation de produit agricoles. Ces techniques revêtent un intérêt particulier dans la mesure où elles nous rapprochent un peu plus de certains des us et coutumes quotidiens de la civilisation romaine.

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